Ocean bitch !

par Schmitto

Mais c'est mieux qu'une pipe ! Tel fut le slogan de nos retrouvailles. Oui oui, la petite est revenu, on s'est vu hier soir, et la vie a pris le dessus sur le post prévu. Ben wai, depuis le premier juillet je m'étais imposé un post/ jour, mais hier j'ai zappé. Schmittopenbar attitude, j'ai ridé toute la nuit la plus belle de mes histoires d'amour platonique, enfin, depuis le CE2 et Nathalie Fernandez. Bon, sinon, j'avais ds l'id de poster about that :

Ta vu ce visuel de ouf ! Quoi ? Tu connais pas l'original ? The endless summer, le surf movie de ma vie ! J'ai demandé a mon pote Laps de transformer le truc en "The endless blogger". Et bang, vlà la tuerie. Ce mec est tellement fort qu'il surfe tous les jours. Double thanx bro. Cette thema "endless summer", m'a direct fait replonger en mode southern california; la ou il ne pleut jamais. Alors pour combler mon absence de post d'hier, rester ds l'altruisme, et à fond de endless shits, vlà l'intégrale de mon book. Et la, bang, je crois bien faire pt le post le plus long de l'histoire de ce summer of blog. Ride on !

C’est avec un appareil numérique taxé à mon petit cousin, un smile permanent scotché sur la face, et mon fucking french accent, que j'ai ridé le sud de la Californie à la quête du Saint-Cool. En samplant la pensée de Norman Mailer j'ai rencontré des white niggers. Non pas des wiggers, les blancs singeant les hip-hopers blacks, mais de ces Américains ayant décidé de vivre différemment, des enjambeurs de règles évoluant souvent dans la marge et considérés pour cela comme des nègres blancs par l’Amérique bien pensante. J’ai passé une semaine à déchiffrer la grammaire de ces sociotypes typically Americans. Moitié losers, moitié winners, d'autres les appellent aussi “beautiful losers”.

Je suis arrivé à “l'Ocean Beach Hostel” après trois nuits passées en mode Gonzo au “W hotel” de downtown San Diego. Vlà le grand écart ! Ou comment passer d’un design hotel à 250 dolls la nuit à une auberge de jeunesse à 20 dollars la night. Cette grosse différence, c'est le prix de mon indépendance. Nan, je déconne pas, le plan chouette hotel chic c’était un voyage de presse aux frais d’une big compagnie de jeux vidéos, le genre à inviter cinquante journalistes venus des quatre coins du monde pour le lancement d’un nouveau titre à San Diego. Après avoir “couvert” l'évènement – et largement abusé de cet univers pré-payé-surbalisé – ne me restait plus qu’à décaler mon billet de retour pour 100 de mes $$$. Soit un bonus de dix jours pour découvrir ma terre promise en toute liberté, by myself. Yes, i do love America. Depuis tout kid, je suis fasciné par l'Amérique et ses contre-cultures. Après plusieurs reportages dans les ghettos black de Chicago, Detroit, Houston ou encore Baltimore, je me retrouve pour la première fois en Californie. Située tout en bas de la côte ouest, San Diego est la deuxième ville de l'état, la huitième du pays. À 20 minutes du centre, collé au Pacifique, Ocean Beach est un ancien bastion hippie au même titre que le Haight-hasbury du San Francisco des sixties. Très loin de l’Amérique de Bush et de la Californie de Schwarzenegger, OB est un petit îlot de liberté au royaume du grand n’importe quoi. À Obi, comme disent mes copains Cainri, le “California dream” existe encore. C'est un paradis pour le surf et le skate. Le climat est magique. La différence est la bienvenue. Il est possible d'y vivre pour quelques dollars la semaine. Sans oublier la proximité de la frontière mexicaine… Si tu vois ce que je veux dire. Du coup, les ambassadeurs des différentes tribus de l’underground américain se croisent dans la rue principale, stylés à faire se pendre de jalousie une rédactrice de mode de chez ID. Chaque famille à son propre look, son propre langage, ses drogues... Bref, un folklore très éloigné des dress codes livrés avec attitude par l'industrie du prêt-à-poser. Et bien que ces nu-freaks ne partagent pas de signe distinctif comme les freaks des sixties le port ostentatoire des cheveux longs, ils ont un même héritage en commun : l’ouverture d'esprit. À OB, il n'y a pas de haters. Ici, on est real, entier en VF, et bien qu'à fond dans son kiff, hardcore to the bone en VO, on ne juge pas l’autre sur son apparence. Come as you are, comme dit la chanson.

Mon pote Pédro m’avait prévenu : à l’heure du couché du soleil, les locaux les plus dingues ont pour habitude de squatter la plage et d’applaudir le truc. Fuck. Je me réveille le soleil déjà couché. Pas grave, les kids d’ici sont à fond de feux de plage, soit un phare idéal dans la nuit pour trouver every kinda chéper en pleine activité : drinking beer, smoking weed, et roulage de pelle occasionnel. Un jeune local me dit avoir pris un trip ce soir car il a un cours d’astronomie demain. À la recherche d’un dérapage cosmique… Yeah, 40 ans après le summer of love, le LSD reste omniprésent en Cali.

- Put your Vans off.

Le kid m’invite à retirer mes shoes pour capter l'énergie locale, les positives vibrations de la Southern California. Sur ses indications, j'enfouis mes pieds dans le sable. Bang ! Et bang ! Ou la sensation géniale de pénétrer deux petits vagins jumeaux. C’est frais et c'est chaud à la fois. Life is a beach, not a bitch ! Et vlà que l'astro kid me fait tourner deux grosses lattes de california weed. Tu seras pop comme un chocopop, qu’il me dit. Puff Puff Pass, c'est comme ça que ça se passe et... Transformation radicale de l'humeur : je me souviens des paroles de Peter Pan : aies des pensées heureuses, elles t'emporteront dans les airs. Ride on, trop je me sens from OB, baby ! Mais attend : le kid a matché son tee-shirt avec son sac de beu ! Ici, même les pochons sont lookés en mode all over, celui dans sa main est recouvert d'un imprimé diablotin.

- Put your vans on.

Je remets mes shoes pour aider l'astro kid à pécho des bières au 7/Eleven du coin. Une vraie galère à son âge en Californie. La loi est appliquée à la lettre. Le gros bad pour les teens, c'est les 21 ans et le 2 a.m. Pas de vente d'alcool après 2 heures du mat’. Pas d'alcool en dessous de 21 ans. Et quel que soit ton âge, interdiction de boire dans la rue. La parade, c’est les fameux paper bags. Bien cool pour le folklore à la télé, mais bien lourd dans la real life : imagine le gâchis, tu dois balancer ta canette de bière over sizée de deux litres au passage de la moindre voiture de flics. “Five-o, five-o”, tel est le signal que les gars de la rue ont emprunté aux codes radio de la police pour prévenir leurs potes de son arrivée. Notre “22 ! Vlà les flics” remixé en “5-0 ! Watch the cops”.

De retour sur la plage, je me retrouve face à un putain de punk rocker sur-crêté. Riley a quitté sa copine et Memphis pour venir squatter la plage d’OB en perfecto. Ce mec est l'incarnation vivante du punk rock américain, longtemps centre opérationnel de la contre-culture US. Riley ou la quintessence du Do It Yourself, fais-le toi-même. Fasciné par les kilts, mais trop reuch pour son budget de mec qui ne veut pas travailler, hey ho, let’s go, il m’explique s'en être fait un avec son tee-shirt préféré des Ramones. Pour les tatoos, ceux sur sa main gauche ont été faits par sa main droite, et inversement.

- Pimp yourself, bitch !

Pour Riley, le seul problème en Cali, c’est les skinheads. Ils ont de l’argent, des armes et des racines très profondes au pays du KKK. White Aryan Resistance, Nazi Low riders, the “Brandenburg Division” of Aryan Nations… Les gangs ultra racistes sont nombreux et cette merde se conjugue même au féminin avec les “Women for Aryan Unity”. Pire que les Blacks ou les Mexicains, les skins U.S ont une une haine profonde pour les white niggers, ces blancs ayant un mode de vie alternatif. Une nuit, un pote crêté de Riley dormait dans un sac de couchage près de l'un des nombreux feux allumés sur la plage. Les mother fucking skinheads l'y ont jeté encore dans son sleeping bag.

L'autre gros bad à OB me raconte Riley, c'est les tweekers. Des toxs d'un nouveau genre, plus chelous qu'un weirdo. Vlà les kiffeurs de crystal meth, de super speed, de methamphétamine. Un truc facile à fabriquer, inventé par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale, l'idéal pour prendre 10 ans en 10 semaines de conso. C’est le nouveau crack aux U.S.A. Encore un coup de la C.I.A ou quoi ? Une nouvelle arme psycho-chimique pour réduire à néant toute forme de consciousness. Mais que fait la résistance ?

Moi, je retourne au camp de base, l'Ocean Beach Hostel, un chaos organisé pour l'International des back packers un brin barrés. De jour comme de nuit, tu trouveras toujours quelqu'un avec qui squatter le stoop, ces quelques marches reliant les maisons à la rue, un truc typique de l'Amérique. Le stoop, c'est le bon spot pour écumer bières, spliffs et... parts de pizzas. Je me retrouve sur celui de l'hôtel avec un surfeur psychédélique, un crew d'Irlandais, et une Canadienne venue de Vancouver à vélo. La meuf se balade avec son ass donut, une petite bouée qu'elle se cale sous les fesses, suite a une fracture du coxis. On crève la dalle, et truc de ouf : se pointe un pizza boy. Il est 3 heures du mat’ et personne n'a passé de commande. Il a pourtant de méga slices de toutes sortes dans ses maxis boîtes.

-What’s your flavor, peperoni ?

Et pour 1 dollar, tu te retrouves avec de quoi nourrir une famille mexicaine pour une semaine. Trop bien l'Amérique ! Je me dis qu'ils ont poussé cette notion de service à un tel niveau que maintenant ils en sont à anticiper sur ton désir. Nan, amphet, celui que j'ai pris pour le superman de la pizza, n'est autre que le pizzaïolo du corner. À la fermeture, il a pris l'habitude de dealer les invendus sur son chemin de retour. Ride on, pizza boy.

Le deuxième soir, Oaktree était le seul black de toute la plage. Checkance de hands session. À fond de ghetto culture, je voulais absolument découvrir de quelles façons paumes de mains et poings fermés se rencontrent dans son hood de South Carolina. Après m’avoir fait expérimenter des positions de doigts insoupçonnées par mes mains de whitee, Oaktree me présente AJ.

Un pur look de street geek, il paraît que c'est le nu-chic aux Etats-Unis. Alors qu’il était sur le point de se faire interner dans un hôpital psychiatrique de son Colorado natal, ce kid de 18 ans a pris la fuite pour OB. Il me raconte être père de trois enfants !

Ocean beach est un point de ralliement pour les paumés de l’Amérique. Si tu n’as pas de quoi te payer une chambre pour la nuit, il te reste la plage. Le long d’un petit muret, les beach bums font la loi. Ces mecs sont des clochards des plages, des homeless, des sans-domicile préférant se fixer sur une plage plutôt que sur le trottoir d'un downtown. Si beaucoup choisissent cette vie sous influence “Endless summer”, d’autres comme AJ ou Oakthree se retrouvent sur la plage parce qu'à la rue.

Oaktree s'est fait dépouillé de tous ses $$$ par deux toxs à la descente de son bus à downtown. Loser comme un Peter Parker, il venait d’arriver à Diego, lui aussi à la recherche du California dream. Après quelques bières et moult combinaisons de doigts, il me présente son autre beach mate. Indio est un natural born Indian, a real American, un Indien quoi ! Originaire du Texas, il s’est retrouvé à la rue après son divorce et le chômage qui s’en est suivi. Son grand kiff : crier ! Des putains d’hurlements d’animaux qu’il pousse aux quatre coins d'OB. Oaktree m’explique que tu n'as pas besoin d’avoir de cellphone quand t'es pote avec ce gars : il sait toujours où tu es et comment te rejoindre dans l’instant. Faut dire, OB c’est petit ! Alors va savoir si Indio a la vision de l’aigle en vol à la Castaneda, mais en tout cas, ce soir-là, il m'a fait découvrir la façon la plus rapide de boire une bière. Shot-gun dans ma tête. Me vlà en plein college movie. Prenez une cannette de 33 ou de 50 cl, pratiquez un trou dans sa partie basse, placez votre bouche sur le trou. Ouvrez la cannette et tétez, tétez, tétez à la manière d'un biberon, la pression dés l'ouverture vous y oblige. Tétez, tétez encore. Entre 5 pour les biéreux, et 35 secondes pour les pussies, vous venez de Shot-guner votre first beer. Gros gros rot et c'est retipar.

- Are you a real beer guy ?

Les locaux ont voulu me tester a ce stoooopid game, moi le frenchy ! Je les ai tués one by one, real talk. Ils ne pouvaient pas savoir que j’ai fait 2 saisons chez Radio Nova, bordel ! Même ce gars aux gros bras de Liverpool, gérant d'une auberge de jeunesse à Vegas, je l'ai killé. J'ai fini sur le dos de big chief, un trés gros Indien de 2 mètres, en lui slapant le cul tout en braillant des big-booty-bitch !

Après 3 jours à OB, mon principal problème s’est avéré être les deux heures nécessaires pour faire 20 mètres dans la rue principale. Le OB people est tellement varié et facile d’accès que tu passes ton temps à tchatcher. Et y’à de quoi faire avec un peu plus de 12 000 habitants pour ce beach village qui a très peu changé de gueule depuis les sixties. Une véritable communauté fondée sous le signe du Cool. Contrairement au modèle urbain exporté à travers le monde par l'Amérique, OB est une ville walkable. Rare aux U.S : un spot qui n'a pas été pensé pour les caisses. La rue principale devient d'ailleurs régulièrement piétonne pour accueillir marchés bios et freaks parades. Ici, la majorité des commerces est encore indépendante. Ni Gap, ni Mac Do, ou autres représentants du monde globalisé. Seul un starbeuuurrk est parvenu à s'installer en 2001 après une virulente campagne des anti. On trouve encore, dans certains shops à la cool, de vieux autocollants bien collants : “No Corporate Whores On OB Shores”.

- We are inde as fuck !

Rebelles mais citoyens. Vlà un petit village aux habitants irréductiblement indociles ayant le plus grand pourcentage d'inscrits au green party des Etats-unis. Le OB people est top counscious. La vie associative y est surdéveloppée : de l'organisation de l'aide aux sans abris à celui du nettoyage de la plage réservée aux chiens. Tout ça fait furieusement ressembler OB au Q.G de la résistance mondiale au modèle dominant. Un Eldorado pour les alternos.

Et ne viens pas me dire que la contre-culture est devenue culture de masse et blablabla récupération et blablabla marchandisation. Mais Fuck you ! Les hobos, les travellers des rails, se posent parfois quelques jours à OB. Le kiff de ces nomades n’est pas la techno ou les drogues hardcore, mais l’amour des grands espaces. Depuis que le chemin de fer existe aux Etats-Unis, les plus pauvres ont pour habitude de voyager d’une ville à l’autre en attrapant les trains de marchandises en marche. Par nécessité à l’origine, c’est désormais pour le plaisir que certains continuent à voyager ainsi. Beatnik attitude, c’est le On The Road de Kerouac remixé en “On the track”. Les clochards célestes du troisième millénaire pratiquent le train hopping.

- I'm just like another fucking punk.

C'est comme ça que se présente Matt. Il n'y a pourtant pas si longtemps, il était encore un candy raver, membre actif de cette drôle de race de teufeurs nord-américains aux pantalons over baggy, portants bracelets et colliers multicolores qu’ils s’échangent entre friends tout en gobant les ecstasys par 12. Le mouvement candy ravers est un refuge pour les pas populaires au lycée, les traumas du cercle familial. Ces kids sont tellement extrêmes que lorsqu'ils roulent un joint, c'est en mélangeant leur super super skunk à l’une des drogues les plus puissantes, le PCP. Ça s'appelle fried, comme frit, comme l'effet que ça fait sur le cerveau. Matt s'en est sorti pour devenir cet espèce de punk propre arborant tous les stigmates de la rébellion à l'Anglaise : patch lower class bastard, dock marteens et coiffure à pousser un tecktonik à se raser le crâne.

Avec trois générations de hippies en Californie, la religion du “be yourself” s'est aussi transmise de mère en fille. À dix mille années textiles des looks H&Misé de l'ado mondial, à OB, pour les filles aussi tout est permis. Vanessa (page ???) avait les cheveux longs jusqu'aux fesses deux semaines avant mon arrivée. Juste après la naissance de son fils, la jeune maman de 19 ans a craqué pour une Mowak en VO, une putain de crête de keupon en cé-fran. Imagine l'effet dans le resto végétarien ou elle taffe. Zéro problème à OB, come as you are, comme je te l'ai déjà dit, c'est la bande son idéale du spot.

La so cute petite meuf de la PAGE ?? était devant moi dans la queue du 7 /Eleven. Trop belle. Original Vans aux pieds, celles avec lesquelles les gamins de Dogtown ont inventé le skate moderne, il y a 30 ans. Top de maillot en mode all over de chez Paul Franck, et un rien de rocab’ dans la coiffure, aïe, c'est minimal et ça fait mal.

La même formule pour la ginger girl qui lui fait face PAGE ?? , avec ce truc en plus, cette capacité surdéveloppée chez les ricains à matcher en toute simplicité, à faire péter mes codes couleurs préférés, des tenues de Bmx À celles de basket. Franchement, même si ça n'est que pour leur look, we have to save the cheerleaders.

Hippie hippie yeah, je me balade pieds nus depuis 5 jours. I got no shoes. Aucune importance, je m'en balance. Ça y est, j'ai retrouvé cette bonne vieille sensation du wow super, fini les bouhouhous : je suis heureux, bronzé, optimiste, et je n'ai pas pris l'international sur mon portable. Je suis donc seul dans ce nouveau monde. Et ça a le goût de la liberté, bébé. California dream. Peace and love. Le seul bad, c'est que ça a un prix : je n'ai plus que 50 dolls en poche et me rapproche dangereusement du niveau de vie de mes potes des plages. En fait, et pas amphet, y’à un autre bad : j'attends un appel de Paris and i got no phone. J'ai des directs à faire sur Radio Nova et vu que je ne sais déjà pas l'heure et la date d'ici, alors là-bas... Thanx god, y'a au moins un demi-dieu Ricain pour moi, j'ai une ligne. Le côté old school d'OB fait qu'il y a encore moult téléphones publics. C'est donc en mode “phone game” que j'en squatte un en pariant sur la bonne heure pour l'appel d'Aline. J'ai collé la cabine devant le pier, la putain de jetée typique de la carte postale californienne. Pour me la jouer guide touristique en attendant l'appel de BoogAline, je pourrais vous dire que le pier d'OB est le plus long de la côte ouest, que c'est un kiff pour les surfeurs de jour, de nuit pour les pêcheurs, et à toute heure pour les branleurs. Une bière, deux bières, et toujours pas d'appel. Je mate les Bay-Watchers et leurs petites planches rouges. Hé ouais, certains des clichés de la Californie sont bien réels, mais Ocean Beach en a peu en commun avec les plages de Malibu ou Venice. Ici, peu de corps bodybuildés ou siliconés. En revanche, tout le monde est tatoué, se balade en plus ou moins long-board de skate, avec une plus ou moins short-board de surf sous le bras. Trois bières. Quatre bières. J’suis pas à l’heure. Pas de yoho c’est schmitto. Elle n’appellera pas. J'ai besoin du net pour convenir d'un nouveau rendez-vous. Galère. Loin d'un San Francisco sans fil, à OB, c'est comme à Dijon. Pire, y’à même pas de cyber café. Heureusement, le Mama coffee-shop est là. Collé à l'auberge, c'est un dinner tenu par une original hippie from the very beginning : Mama. Et elle a le wi-fi.

- « Water fall » is the key word.

T'as vu le mot de passe ? Rencard donné sur Nova pour demain matin 9h pour ma gueule, il sera 19 h pour la leur, euh nan,18 heuuuureu.... Whateveur, comment veux-tu que je sois à l'heure, i got no watch. En tout cas, merci Mama, en plus de tes bagels à la dinde de dingue, pour m'avoir tartiné mes coups de soleil avec tes remèdes home made.

Chaque soir, ma fibre Larry Clarkienne me poussait vers les feux de plage à la recherche des kids les plus allumés. Crazy, mais cools. Enfin, jusqu'à un certain point. J'ai été témoin d'un beach drama. Une pure scène de Bullying, ou quand les plus forts s'en prennent aux plus faibles, le plus souvent physiquement. Le phénomène est tellement répandu aux U.S que Rock Star, les créateurs du hit game GTA, en ont fait un jeu vidéo. Les beach boys de OB aussi. La victime était bourrée comme seul un hooligan peut l'être, d'ailleurs, c'était l'un des rares Anglais d'OB. Surdéfoncé, à poil, le lad braillait et haranguait un peu tout le monde sur la plage. Top grillé au goût des locaux, de quoi attirer les cops et de se faire catcher en train de boire et de fumer. Après diverses Jackasseries plus ou moins bon enfant, du sable dans la bouche, aux algues dans les fesses, les kids se sont m'y à creuser un trou pour y mettre le relou. Les dimensions annonçaient clairement leur intention : l'enterrer non pas à l'horizontal, mais à la verticale, avec juste la tête qui sort du sable et l'impossibilité de bouger.

- Five-o, five-o, Pigs are in da house !

L'Anglais a été sauvé par l'arrivée des flics. Je ne sais pas si c'est une coutume locale, mais j'ai assisté le lendemain sur cette même plage à une autre scène de trou. Les mecs devaient sûrement être sous super speed pour avoir creusé un tel truc à trois. Des putains d’amphétaminomanes : le trou était suffisamment large et profond pour y mettre un Hummer !

- A direct ride through the earth !

Oaktree était persuadé que ces mecs cherchaient à aller au Japon par le chemin le plus court.

Un matin, le boss de l'Ocean Beach Hostel m'a demandé de partir.

- Oliver, you’re french, you’re cool, but you are innapropriate !

Tout ça à cause d’une simulation de conflit franco-irlandais sur la moquette des couloirs de l'auberge à 4 heures du mat’. La faute aux rouquins à tâches de rousseurs, et à notre passion commune pour les shot-gun. De sacrés soldats ces gars-là ! Je me retrouve donc à la street avec plus que 5 dolls en poche et un billet de retour dans 5 jours. La merde. Mais non, c'est là que le dieu Western Union entre dans le game. Après deux-trois appels au secours en direction de cette vieille pute d'Europe, c'est mon boss de Radio Nova qui m'a évité de me retrouver à la street. Mon pote Google m’a, lui, rencardé sur une autre auberge de jeunesse “ran only by Brazilian girls” ! Avec 300 dollars tout fresh en poche, je commande un taxi, oui madame, et trace poser mes trop nombreux sacs à un quart d’heure d'OB. J'ai fait le ride dans une énorme Lincoln au chauffeur top chéper, le genre de keum adepte de drogues pas encore synthétisées. Le freak m'explique bosser sur une combinaison utilisant l'énergie engendrée par une chute pour créer un rebond, ouais, puis me parle de nouvelles drogues psychédéliques, ouais ouais, pour finir par son amour pour la musique expérimentale, nan, là je dis stop. Je me retrouve, toujours pieds nus, planté sur un goudron trop chaud pour mes pieds de Parisien. Face à moi : une auberge de jeunesse, et pas que. Ambiance familiale, pas d'alcool inside, ni de clopes. C'est un plan rehab ou quoi ? C'est propre, et effectivement tenue par des Brésiliennes.

- Just try to get down.

Ça marche. J'ai dû faire un coma de près de 24h. Brain change : transmutation cérébrale. À mon réveil, changement de ligne éditoriale, je me souviens que je suis plus ou moins journaliste et qu'avant de coller toute la semaine à OB, j'avais d’autres projets de Californication. So laaaaaaaarge.

L'après-midi même, j’étais de retour à OB à la cueillette hédoniste de moments de bonheur. Et bang, me vlà face au sport le plus fun et sexy de toute la Cali : le roller derby. Dans sa version moderne, ce sport quasi centenaire aux U.S, est réservé aux femmes. Ça m'a furieusement donné envie d'avoir un utérus et de me remettre au roller. Lizzy Thrasher, Cherry Punch, Dirty Harriet, ou encore Ruthless Killa, les “Diego derby dolls” ont des blazes encore plus cool que celui de leur équipe. Sur le rink, c'est comme si les Suicide Girls du net s'étaient mises au roller. Très loin de l'esthétique sportif fluo-dégueu du “in-line”, c’est “quads” aux pieds, et tatoos un peu partout que les rollers derby girls se fightent. Vitesse, agilité, agressivité, sans oublier la féminité, le roller derby est un sport alternatif pas fait pour les gentilles filles. L’uniforme de ces hot cocottes montées sur roulette sent bon la riot-girl : minijupe, bas résilles, genouillère rector agressor, et bleus sur les fesses. Aïe-aïe-aïe, à peine arrivé au Masonic Temple d'Ocean Beach, où les ladies organisent un truc caritatif pour les autistes, si si, je me retrouve à cadrer un magnifique trio improvisé de roller girls. Merde. J'ai oublié la memory card de l'appareil de mon petit cousin à l'auberge. Thanx, thanx, so cool, quand même ! Ben ouais, je joue le jeu et fais même le malin. Delicious les filles, et avec ces micro jupettes, si on se la faisait Bootylicious.

- You wanna see my back ?

Et là, c'est le drame ! En se retournant pour me présenter leur verso, l'une des roller babes perd l'équilibre et vole littéralement sur place à la façon des personnages de cartoons. La pauvre se fracasse, non pas le ass, mais la cheville à l'atterrissage. Fracture. Et grosse shame pour ma gueule. Schmitto la loose, mon Doppleganger, mon double maléfique, est de retour et il m'a l'air en pleine forme, le con.

Comme tout bon Californien ayant fait une connerie, je trace me faire oublier au Mexique. Tijuana est à 30 minutes de trolley de Diego downtown. Le tram stop, et me vlà dans un putain de Disney trash. Un pont pour piétons en guise de frontière. D'un côté rien, le désert Sud Californien. De l'autre, une ville de près de 2 millions d'habitants. À l'entrée, l'espèce d'arche géante à la Mac Do souvent vue au cinéma, me fait penser à la ville comme à un vaste fast-food de la drogue. Dans les rédactions parisiennes, le gramme sur place se fantasme à 5 dollars. Mexican dream, baby. La réalité, c'est quasi la même merde qu'à Paris, pour à peine moins cher. Et fini les pochons surstylés de la Cali, retour aux vieux bouts de sacs plastiques, la même merde que ton dealer de Grigny, j'te dis. Tout sent le fake au royaume du burrito : ils coupent même leur putain de tequila à l’eau, ces salauds. L'avenue principale de Tijuana, TJ pour les wiseguys, est un énorme attrape-teubé. Pour attirer le gogo et tenter de lui fourguer masque de catch, vilain artisanat et faux viagras, les Mexicos vont jusqu'à pimper à coups de pinceaux leurs ânes en zèbres.

-So weird, they customised donkey onto zebra !

À deux rues du cirque de ces Champs-Élysées du pauvre, je tombe sur le plus grand bordel en extérieur que je n'ai jamais vu. Tous les mètres, une pute. Toutes les cinq putes, un dealer. Et au bout de chaque rue, une voiture de flic – enfin, un pick-up pimpé à l'africaine – avec mitraillettes à l'arrière. D'après ma dernière lecture du Courrier International, trois cartels se disputent le Mexique pour contrôler le trafic de drogue et la prostitution. Assassinats par centaines. Zéro arrestation. Explication : les cartels arrosent la police. Il est donc normal de voir toutes ces putes et dealers travailler en bonne entente avec les flics. Vu la gueule des putains – jeunes comme vieilles affichent cellulite et acné certaines totalement crackées racolent même avec les jambes croûtées – j'me dis que le seul truc à faire dans cette ville, c'est partir... ou faire un photoreportage sur les sales putes et la sale coke.

- What ? A TJ photo report about ugly hookers and fake cocaine ?

Heureusement, je n’avais plus de batterie dans l'appareil de mon petit cousin. Paraît que ça m’a sauvé la life. Mon retour aux U.S aurait tout de même pu virer au plan Midnight Express vu le souvenir que j'ai décidé de ramener au fond de ma chaussure. Outch, présence policière à la mine patibulaire. Easy, c'est pas pour moi tout ça. Je suis Européen moi, monsieur. C'est plutôt pour les college kids venus de Cali jouir des fêtes d'un spring break sans pause, nan ? Et puis, c'est surtout pour les Mexi-cans, enfin les mexi-can't, ceux qui ne peuvent pas entrer et qui finiront wet back, le terme U.S pour clandés.

Mon dernier soir en Cali, je l’ai passé dans une ruelle d’OB avec Oaktree et Indio entre quelques poubelles et deux grosses bennes à ordures, soit de quoi délimiter leur maison en carton en attendant de pouvoir se louer un vrai truc. On s’est fait un véritable festin à la façon du gueuleton imaginaire de Dean Martin et Jerry Lewis complètement fauchés dans je ne sais plus lequel de leurs trop nombreux films. Mais ici, le vin était bien réel : un cubi de rouge en l'honneur de ma frenchitude. Qui a dit que les Cainris ne savaient pas recevoir ? Cette nuit-là, avec Oaktree, dans un accés d'ivresse jubilatoire, on s'est rebaptisé les candy ravers. Freakitude revendiquée, on s'est choisi le plus bildé de la plage comme leader : AJ. Un Indien, un black, un teubé et un Français, vlà la brochette de white niggers. En plus du vin, ils avaient tout prévu. Yes Oliver, si tu veux te soulager, vlà les toilettes, contre la poubelle, sous l’escalier de sécurité. Après un litre de ce red wine franchement dégueu, je me suis résolu à pisser au beau milieu de leur salon improvisé. Et là, sur le couvercle d'une poubelle un sticker me regarde, Ocean Beach : An attitude, not an address. Tu vois ce que je veux dire.

Sex on the beach, ou presque. Mes dernières heures à Ocean Beach, je les ai bien passées sur la plage avec une bitch, mais à vomir. J'ai tenté pendant le vol de retour en France de reconstituer la chronologie de mes dernières heures sur le sol américain. À 18h, j'ai mangé deux burritos au Mexicain du coin. A 18h10, beuuurps, petit renvoi, la viande ne devait pas être top fresh. 19h, je retrouve Oaktree, Indio, et leur cubi de vin. Après avoir trinqué aux candy ravers, for ever, je demande à Indio ce qu'il transporte dans le petit sac en cuir qu'il a en permanence autour du cou. Pas touche, it's medecine, qu'il me dit. Puis il rajoute : but you’re real Oliver, i do like you. Et me file quelques-unes de ces drôles de petites graines.

- It's gonna clean you.

Tu m'étonnes, j'en ai vomi sur la petite Canadienne à qui je roulais des pelles vers 2 a.m. Un truc soudain et violent. Loin des portes de la perception kaléidoscopique d’une hyperréalité hypnagogique, mon trip se résume à 4 heures de gerbe accompagnées de l'insupportable accent de cette meuf venu du grand nord. L'impression d'avoir affaire à une fille-cochon. Non pas dirty, mais piggy. Grosse carence de courage testiculaire : bien que la baby soit anatomiquement plus que correcte et d’un coefficient hormonal supérieur, je l’ai laissée m’abandonner sur la plage, bitch ! Vers 5 heures du mat’, j'avais enfin fini de vomir ce putain de Mexicain. Je me sens clean, mais totally lost. Entre 5 et 7, j'ai dû lutter pour retrouver l'auberge et ne pas rater mon vol. Je suis maintenant à plus de 10 000 mètres d'altitude dans mon jumbo-jet en solde. Une gentille hôtesse vient de m’apporter ma douzième bière, je me souviens de mes lectures situationnistes : ça me conforte dans ma posture de renégat. Comme eux, fort de mon OB trip, je mise sur le pouvoir d'un goût permanent pour la dérision, d'un refus des limites, d'un irrépressible penchant pour le ludique, d'un total refus des convenances… Et pas que : Rest In Peace Jean-Francois Bizot.

Je reviens de là-bas où le ciel est toujours bleu, l'air pur et les vibrations harmonieuses. Ding Dong dit l’avion. Une treizième et dernière bière, je m’endors en pensant à mes futurs tatouages : un smiley sur l’avant-bras droit, l’emprunte d’une semelle de vans sur la fesse gauche et des confettis sur les épaules.

C'est dans la poche !

par Schmitto

Yo, la semaine dernière je vous racontais mon projet de narrer la vie d'une de mes vans à la première personne, ben là, je viens de me souvenir d'un autre délire; la story de mes poches. Direct, dis toi bien, qu'elles ont la belle vie mes poches ! Franchement, quand je pense à tous ces numbers de bonnasses qui sont passés par là ! Le bad, c'est que la plupart de ces ptis papiers se st transformés en pailles, en filtres, en cure-nez, ouais ouais, c'est comme pour les dents mais pour le nez, ou ont tout simplement été perdu, ou impossible à déchiffrer. C'était dans la poche, mais j'ai souvent tout fait foirer; ca doit mon côté schmitto la loose.

A certaines périodes de ma jeune vie, dans mes poches c'était un putain de supermarché de la drogue, mais là encore, c'était surtout du transit, juste le temps d'un dépannage ou d'une prise. Comme disait toujours mon pote momo, de ta poche a ton nez, il n'y a qu'un trait.

Qui dit drogues dit money, et parfois elles étaient bien blindées mes poches. Mais ca aussi, ca n'a jamais duré plus du temps d'une soirée ! Tes poches loaded, c'est quand tu les fait vivre la nuit, mais le jour venu, tu passes de la poche de richesse à la poche de pauvreté. Vlà le syndrome de la poche vide, sans meme une seule piece de monnaie au fond. Wai wai, c'est une forme de liberté... mais faut savoir gérer. Jamais de ticket to ride, ou de carte d'identité, comme ca tu me diras, c'est plus facile d'etre crédible quand tu te fais attraper par les cerbères de la ratp. Parole de snaker. Mais regardez monsieur, quand je vous dis que mes poches st vide ! Démonstration. Et la tu les retournes à la facon des bad boys dans les séries télé.

Avec le recul, j'ai l'impression que mes poches avaient une conscience et ont toujours voulu me faire payer mes excès : par la perte de mes clés, ou la casse de mon portable; ma psy adorait quand je lui racontais ce genre de perte !

Encore aujourd'hui mes poches vivent largement au dessus de mes moyens, c'est tellement plus facile pour elles que pour moi d'être cool nivo tunes, de donner sans jamais calculer, d'être généreuse en toute situation. Parfois je les envie, elles sont libres mes poches, elles vivent sans se soucier de demain ou de scotcher sur le passé, elles s'accommodent de ce que je leur donne. Ce qui a souvent donné; plus rien en poche mais grave dans la gueule.

Bon, au dela de leur fonction de mini sac, les poches, sur un dance floor, c'est une béquille social dix fois plus indispensable que la clope ou meme la coke. Vlà un putain de déambulateur pour tes mains. Tu les plantes dans celles de derrières quand tu kiffes, devant quand tu bad. Une sorte de refuge, un monde utérin reconstitué. J'ai toujours tripé sur la poche des kangourous, d'où peut être ce kiff extreme que j'ai pour les sweats capuche et leurs poches centrale. Ma schmittacapuche side, quoi.

De nos jours, avec cette vague du slim, ya plus de vie pour la poche ma frère ! Mais mate moi ces new boyz en hyper skinny qui n'ont meme pas la place pour un briquet. L'époque est dur pour la poche; je me souviens meme avoir entendu un rédacteur mode de chez libé claquer en conf de redac qu'il était prêt a ne pas manger pendant trois jours pour pouvoir rentrer dans cet adorable jean slim. Trop dur !

Et vlà pas le bad à la vue de ces jeans moulés sur bonnasses, les diesel and cie m'ont toujours inspirés un track de house bien dégueulasse, un truc à la Guetta cheesy-dégoulinant au possible faisant : "let me be your pocket, like that i can touch u there, and there, and there".

Cathiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie !!!!!!!!!! je crois bien que David a besoin de toi pour le clip !

Save the hoody

par Schmitto

Yo, étant donné mon internet-précarité et mon absence de réseau domestique, et parce que ce Mac do me suce l'âme, je vais la jouer un peu à la façon de ce qui se fait dans la jungle des sites porno à l'est; du pompage intégrale. Nan nan, pas ca ! Mais comment avaler, nan nan, toujours pas ca ! Alors plutot comment créer un site en barbant tout sur autre. Suffit juste de changer le blaze et de trouver une autre typo bien dégueu, et bang; vlà mon post du jour sur les sweat-capuche entièrement réalisé grâce au contenu de l'une de mes pages myspace; www.myspace.com/schmitacapuche. Derrière cette adresse se cache l'explication de mon kiff pour le sweat capuche, une cause qui m'est chère depuis tout kid.

Pour les plus jeunes d'entre vous, et aussi les plus vieux, sachez que bien avant Facebook et Twitter, en matière de web 2.0, tout se passait sur myspace. Un, deux, dix profils, tout était possible en fonction de ta créativité. Je me souviens que c'est après avoir vu le profil que Diplo (voir post du 22/08 http://www.street-tease.com/blogs/schmitto/901-guns-don-t-kill-people-lazers-do.html) avait créé pour son vélo, www.myspace.com/diplosbike que j'en ai dédié un exclusivement à mon amour du sweat capuche.

Pour être l'un de mes friends, tu te devais toi aussi d'avoir un profil et un blaze 100% capuché. Je m'étais même fait un fond de page en all over sweat capuche.

Ca a pris direct, on se postait des trucs de ouf uniquement en relation avec le sweat capcuche.

Ok, ta vu le level ?! Place à ma story : C'est depuis tout pti et que j'ai vu ET que jsuis un obsédé du sweat-a-capuche. Tu te souviens quand Eliot et ses potes y vont a donf sur leurs bmx avec leurs tetes dans les capuches de leurs sweat-shirts.

Hé ben on a tous cru que c'était pour se cacher du FBI, mais en fait c'est parce que c'étaient pas eux dedans leurs sweats, mais des putains de pro americains du bmx.

Après, quand j'étais un peu plus grand et que j'ai appris l'anglais,j'ai compris qu'on dit swèèète-a-capuche et pas swiiiiiit-a-capuche...

Depuis, quand j'entend sweet et pas sweat, ca me vénère com qd mon cordon d'capuche y disparait dans le trou d'un coté et que ma mere n'est plus la pour me le récuperer de l'autre, shiiiiiit, c'est pas swiiiiiiiit mais swèèèèète, parce que meme si c'est tout doux ds le dedans de ton sweet, un sweat c avt tout fait pour transpirer dedans. Sweat in english. Ben ouai, souviens toi ds marathon man, Dustin Hoffman, quand il run ds central park avec sa capuche en plein ete, c'est bien pour transpirer, nan ?

Et ya aussi rocky qui lui run avec la sienne en plein hiver à Philly, c'est bien histoire de pas prendre froid parcequ'il transpire des cheveux, nan ? On reste dans la sweatance quoi.

Tu me diras, nan nan, avec la génération des pinco à Diam's, ya un novo port de la capuche. On tombe ds le style sweat-a-gansta, ils veulent tous le keloo de Fifty.

Ya plus de transpiration mon frère, avec ta capuche tu te la joue caillera. Ta vu l'image que tu donnes au porteur sein du capuchon, stigmatisation à gogo du gogo mon salo, ca me vénère com un sweat qui boulouche.

Et c'est sans te parler des pti chalala du marais qui portent leur capuche tombante sur leur veste de chez h&m. Horror, vlà l'esthétisme que l'on prépare pour le sweat de demain frangin.

Avec tout ass, meme si je rencontre la meuf à capuche la plus swiiiit de paname jsuis pas pret à lui coller un schmitto en extra small ds la poche ventral de son swèèète.

Vlà quoi, et sur cette page j'étais hyper militant, bien aidé par l'anglaise miss sovereign qui venait de sortir son hit save the hoody :

For a second ill be the fashion police and im just looking at your garms you been on too many catalogue sprees With your grannyfied curtain designs, your hurting my eyes, You really should revise your dress sense before you walk on by, Im kinda mixed up in this disco inferno, Baggy jeans and a tight top, lemonade and pernod Im sticking out like a sore thumb but i aint concerned though, no, uh oh,oh oh oh (boogie) [Chorus (repeat 2x)] Fling on an A D I D A S hoodie and just boogie woogie with me Ohhhhh... Or you can just. put on your dancing shoes and get loose Can you get loose can you?? [Verse 2] So i was up in this trendy bar mingling My keys around my neck were jingling And you was looking at me like it was my bling You was staring at me like to say i was ginger I was dishing out out the same dirty looks trust me your the minger Errrr, whos she, whos that, whos her?? The bouncer was approaching me coz i was dressed really inappropriately No hood, no hats, no this, no that Lets rolluh olll uh olll ..(out) [Chorus (2x)] Right everybody, if youve got someone who cant dress properly, yeah you need to direct them this way. [Verse 3] Why not just cut up all your old clothes and make a quilt so i can wrap myself up when im feeling cold, Why not dash your ugly boots on the fire and burn them down to charcoal, If your not feeling the way that your bedrin is dressing dont be stressing send them in my direcion please, Black shoes , white socks, no uhh ohhh Polka dots, no uhh ohhh Flowery frocks, no uhh ohhh Just boogie woogie with me!!! [Chorus repeat until end]

Alors, -we have to save the hoody- du sens de l'humour des -stoopid hoody sisters-

-we have to save the hoody- de la vision fractalisée de -jean louis le hippy hoody bother-

-we have to save the hoody- des goodies de segolene

Et surtout de toutes ces rap stars au gout de merde :

So, may the hoodie force be with kids :

Pour que nos enfants a capuche ne soient plus des victimes et que leur avenir a capuche ne ressemble pas à ca :

Mais plutot à ca; aux kids de The pack (voir post du 19/08 http://www.street-tease.com/blogs/schmitto/880-get-stupid-go-dumb-get-hyphy.html)

LA RESISTANCE

par Schmitto

Oh la merde, la loose is back in my house. Bad, me vlà serial bloger sans connexion internet. La faute au wifi du voisin que je n'arrive plus à pécho depuis 2 jours. Cette nuit, c'est donc avec mon papermate, le pote de mon bloc, mon stylo préféré, que j'ai divagué sur la fameuse rentrée littéraire. Comme chaque année, journalistes papier et chroniqueurs télé s'apprêtent à se vautrer dans une comptabilité inutile: imaginez donc ma bonne dame, plus de 600 titres en rayon à faire semblant d'avoir lu; certains iront jusqu'à peser les bouquins, d'autres analyseront la récurrence de tel mot à la mode dans les titres... un bruit médiatique gentiment inutile. Moi, au lieu de vous parler des livres des autres, je vais vous parler du mien: Almost, l'histoire du mec qui a presque sauvé le monde, un livre à paraître un jour en M, L et XL aux éditions du sweat-à-capuche. En attendant, à l'heure du roman sms et de la twitter littérature, je peux bien vous le balancer en un post. Vite fait quoi. D'autant plus que diète numérique et prise de maquis digital sont deux des themas centrales de ce livre. Alors privé d'upload de tofs et de recherche de picts, place à mon premier post tout en mots.

J'aime pas la marche, mais j'aime bien la bière, je bois donc des bières en marchant pour que ça passe plus vite. C'est le "street beer riding", ou en bon français, l'art de se déplacer en buvant des bières. Avec le mobilier urbain de la vile de paris sous la main, je ne suis jamais en galère de décapsuleur; les possibilités d'ouverture sont sans fin, le top restant l'angle des armatures en métal des poubelles fixes. Après 45 minutes de marche bien vénère, et 3 heinneken de 75cl, je devais déjà être bien rougeaud quand j'ai croisé le regard méprisant de madame la grande bourgeoise. Mais c'est quoi toute cette merde blanche ? Je découvre l'esplanade des invalides blindée de gens habillés en blanc, de la tête au tods. Oh mais putain, je suis au beau milieu du dîner en blanc. Chaque année, l'ouest parisien et ses copains, se retrouvent dans le beau paris pour célébrer l'art de vivre à la française. Rendez vous mondain pour un pic-nic tout sauf campagnard, avec tables, nappes, argenterie, chefs cuisiniers, et grands crus. Tout le gratin du purin puritain est dans la place. Vlà pas le kiff pour le terroriste arty qui est en moi. Je m'imagine alors une action digne de l'empereur du tomato ketchup; un ride d'une dizaine de mini-moto armées de water-gun chargés au ketchup. Tu captes l'impact visuel de l'action shootée par nos dv et instantanément balancée sur le net. Trop beau, les big giclées de rouge révolutionnaire sur tout ce blanc possédant. Tel fut l'acte de naissance mental de la résistance. L'année suivante, je passais à l'action. Direct. Faut dire, j'avoue, depuis tout kid, je trip sur la série télé V et sur Mark Donovan, le chef de la résistance. Le premier acte de lute qu'il m'ait inspiré, je l'ai accompli alors que je n'étais qu'en CE2; mettre du sucre dans les réservoirs des camions des auto-tamponneuse de la fête foraine pour les empêcher de partir.

Après avoir fait disparaître nos mini-moto préparées par mon vieux bon pote Momo, un dingue capable de se faire la place de la bastille en whelling à contre sens, sans casque, 50 taz ds la nike requin droite, 50 g de marocain ds la gauche, et 5 g de c ds le nez, il ne ns restait plus qu'a disparaître. Prendre le maquis jusqu'à la prochaine action de la résistance. Une retraite digitale. C'est ma blank stratégie : plus de portable, plus d'internet, existence numérique zéro. Ben wai, avec le nombre de femmes de ministres, de filles d'ambassadeurs, et de big en tout genre cartonnés lors de notre action, obligation de la jouer plus que discret, et donc de se débarrasser de toute technologie traçable. Ce fut la bonne ocas pour instaurer un rite initiatique à l'entrée dans notre crew; le jeté de portable en l'air. Le mobil, ce truc sur-grillé aussi efficace pour se faire repérer que les implants fantasmés ya 50 ans par les auteurs de SF, une formidable méthode de flicage volontaire, un gros gros succès du ministère, un vrai kiff de flic quoi. La police te remercie, mais nous on la fuck. Et pas question d'utiliser le net et ses réseaux sociaux; l'abandon des mails, post, comment, et autres request, fut bien hard pour la plupart d'entre nous, j'avoue. Mais attend, on va pas faire du bénévolat pour le ministère. Parce qu'à partir de maintenant, c'est eux contre nous; le ministère contre la résistance. So, pour communiquer, on se déplace. Réappropriation du vélo, à la base un truc de prolo et non pas un sport du dimanche pour mecs de droite comme a tenter de le faire croire le petit Nicolas et ses mediamis. Pour communiquer à l'international, on a Mario Kart. Ben wai, jamais les grandes oreilles du ministère auront l'idée de checker les parties en réseaux. Grâce à la wii et au wifi du voisin, la résistance peut envisager une internationale. Tout est codé, du choix de ton ride, au score à faire, en passant par les gimmicks que lâche le Mario. Ta vu, la résistance est au top du codage. Il ne ns manquait plus qu'un mot de passe incrakable, une phrase clé placée sous le signe du V, pas V pour vendetta, mais V pour vagin, et aussi pour le clin d'oeil à la série télé. "Les porc-épics femelles sont systématiquement braconnées pour leur vagin" ne me demande pas d'où ça sort, si ce n'est du fond d'un pochon de skunk.

Bon, maintenant, faut de la tune. Ben wai, faut bien la financer la révolution, faut du cash pour la prochaine action. Saturé de lecture sur l'histoire de la gauche prolétarienne, sur la cause du peuple et tout ca et bla bla bla, j'ai repris et remixé leurs méthodes d'action de récupération, d'expropriation, faire des braquage quoi. Mais pas question de s'attaquer à une banque, on est pas des grand bandits. C'est en parlant de tout et de chaussures a talons avec une copine styliste que l'idée m'est venue. On va braquer les boutiques de chaussure de luxe des beaux quartiers. Attend, avec pas une seule paire en dessous de 500 E, ya trop de la maille facile à se faire. Merci à vous les filles.

Alors ok, on est op niveau gen-ar, mais comment trouver une suite digne d'un aussi bon début. Mais nan, je ne parle pas de mon livre ducon, mais du deuxième acte d'arty terrorisme fomenté par la résistance; comme ils disent dans le métier. Où, quand, et surtout comment générer une nouvelle zone de chaos temporaire ma frère ? J'ai trouvé le plan un 14 juillet alors que je m'étais endormi au coté de la petite dans mon parc : piéger les glaçons de la garden party de l'Elysée au MDMA. Easy, suffit d'infiltrer le traiteur, et c'est tipar pour le grand n'importe quoi : les bourgeoises de province tout endimanchées se roulent des grosses pelles au détour d'un verre de rosé, les ministres gay honteux se laissent aller et se fistent all around. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que notre petit président est allergique aux drogues cool; ce MD l'a rendu dingue, et tel un zidane de la politique, il a collé un coup de boule à sa Carlita au beau milieu de son discours retransmis en direct à la télé.

Smiley

par Schmitto

Oh le bad, vlà pas le vilain réveil. Il pleut. Le wifi du voisin ne marche plus. Mon pote me fait la gueule. La petite aussi. Ma cheville est toujours aussi bleue. Et mon phone me dit que c'est le premier septembre. Dans la street, seules les jeunes touristes cainri s'obstinent en mode short/tongue, mais sinon, c'est la rentrée à paris. Dur. Je me retrouve à squatter un mac do pour checker mes mail boxes. Trop dur. Ce moca delifrapp est plus que dégueulasse, nan mais attend, à coté de cette merde, les starbeurrrrrk shits pourraient passer pour du home made.

C'est le sourire d'une jeune renoi qui m'a fait revenir a moi. Quoi de mieux qu'un post sur le smiley pour tenter de vs expliquer que ça n'est pas fini. Endless summer quoi. Place à ce post clé à mon gout.

Le smiley, c'est comme Vans, l'un de mes kiffs premiers. Pour la story, pour la faire courte, on doit ce logo à une compagnie d'assurance californienne en quête de cool ds les sixties. Direct, les freaks de l'époque squattent le truc; le "have a nice day" devient "have a nice trip". Toi même tu sais, du tee au buvard de lsd, le smiley sera omniprésent chez les hippies. Fin 80, l'acid house le récupère, et lui fait vivre un deuxième summer of love: 68 - 88, c'est déja bien big pour l'histoire. Mais c'est pas tout, ya 3 ans, le revival étiqueté "nu-rave" offre une troisième jeunesse au bonhomme. 68 - 88 - 08. Niveau visu, c'est le mag anglais super-super qui ns rend ce sourire.

Et wai, quand meme, quoi.

Dans le monde du smiley contemporain, ya aussi cette marque française "smiley" qui a tenté de le projeter dans le fashion world. Je ne sais pas si ils arrivent à vendre leurs pulls à 500 euroz, mais avec ma Fleur, après en avoir barbés, on lui a fait un troisième summer of love.

Bon, je ne vais pas non plus vs parler des emoticons et bla bla bla, mais ta vu, ce logo est tellement fat qu'il a carrément engendré un langage, quand même ! Voilà quoi, quoi, du haut de mes 33 ans et de mes 20 années d'original freak, le smiley sera mon premier tatoo, oui oui, en big sur l'intérieur de mon avt bras droit, mais ça, je te l'ai sûrement deja dit. Nan ? Ben, c'est trop une anti tete de mort pour moi, le bon truc à se tatouer pour qu'il n'y jamais de premier septembre. Endless summer. Parole d'Endless bloger.

My vans

par Schmitto

Yo, so, hier soir j'ai ambiancé un shooting pour un prochain shooping street-tease: un ride de young guns chaussés de Vans. Jai repris mon aka de Larry Van Schmitt pour remixer le kids de Larry clark.

Ben ouais, faut être ambitieux quoi, surtout quand depuis tout kid t'as une grosse love story avec Vans; le Bmx, ou plutôt le Bicross, puis le Skate, le Punk-rock, et même dernièrement le Hyphy. Vans, ce sont les shoes qui accompagnent mes kiffs depuis plus de 20 ans maintenant. Et quand tu sais que c'est grâce a eux que j'ai pu sortir mon book Ocean Bitch...

www.myspace.com/obpp

Tu peux comprendre pourquoi j'ai eu l'id de ce projet : raconter la vie d'une vans à la première personne. Bon, faut savoir que je suis un gros trasher du pied, un putain de destructeur de Vans. Une espérance de vie d' à peine une saison par paire; Live fast / Die young, vlà pas ce que je leur fait vivre à mes vans. Soit une pure matière à romancer pour ses paires sur-ridées en l'espace d'un été.

De la garde à vue, des bagarres, moult plans deal, de la dance, de la soul, si si, de la drague, un gros retour du skate, de la plage, des histoires d'amour platonique, dautres plus physique, l'émergence des mad dogs, des histoires d'amitié, meme avec un chien, des rides avorté en velib volé, d vols de toute sortes, de la garde à vue, des comas, du dance-floor sur abusé, des embrouilles de meufs, des jalousies de potes, des bouffoneries de fakers, des kiffs de fou... des rides, des croutes, des rides, des bleus, des rides, d entorses... une vie d'enfant du bitume quoi.

A la première personne, ca donne ca : Je suis celle qui prend tout dans la gueule. Déchirée, rabotée, défoncée sur le grip de sa board, je suis son pied directeur en skate. Mais attend, trop vaut grave mieux ça que passer sa life dans le placard d'un sneaker-head obsessionnel, enterrée vivante, une jolie boite comme cercueil !

Ma frangine et moi, on est lucky, on a une putain de la relation privilégier avec ce mec; il ns permet meme parfois de dormir avec lui, enfin, qd il est trop bourré. Notre mac est un mec cool, c'est tout. Il ns a meme présenté les plus belles des chaussures à talons, des chaussettes montantes de foliiiiiiiiiie, d tubesocks avec les quelles ca matché si bien !

Mais bon, qd meme, ma vie de vans, c'est pas toujours easy : un soir ou il avait trop bu avec ses thrashers de potes, l'un d'eux a commencé a me pisser dessus, et pire, a terminé dans ma frangine; le con. Du coup, on a connu le pire de ses tricks : sa technique de lavage. Tu te retrouves enfermée dans un sac eastpack puant, et bang, direct en machine sans même le temps de prendre ton souffle, imagine la noyade avec ta soeur tout contre toi. Ok, on en est ressorti top clean, mais j'en ai perdu mon étiquette arrière. Soit le début de la fin, un inexorable ride vers le fond de son placard. Triste fin de life, abandonnée au fond de son placard.Je me suis retrouvée à coté de cailleras : une air force one qui a du etre blanche un jour, ca a vraiment pas duré, tellement elle était salie par ce vilain trafic de dope : hashich + ecstasy. Soit une putain de fouille jusque sous la semelle, vlà les séquelles pour la frangine ! Heureusement que moi, enfin, nous, ma sister et moi, et meme toutes mes cousines, il ns aime.

Pimp my Cribs

par Schmitto

Fuck, le presse junkie que je suis est en manque. Trop dur la gueule de la presse quotidienne mi-aout : mon libé ressemble à ton parisien, qui ressemble à leurs télés. De la merde quoi. Du coup je me suis imaginé une émission télé pour la rentrée. Face à la petitesse des cerveaux faisant le petit écran francais, je suis allé chercher l'inspiration du coté de chez mes potes cainris. Mash up attitude, ou comment créer un nouveau programme en en mixant deux déjà cultes. Exemple avec MTV : vous prenez Pimp my ride

que vs mélangez à Cribs...

Et bang, vous obtenez un Pimp my cribs. Démonstration dans mon chez moi. Le premier truc que je me souviens avoir pimpé, c'est mon frigo pour les besoins d'une fiction; l'introduction de ma bande demo sous l'emprise de flamby master.

Puis ce fut le tour de mon ugly vide ordure.

Ne ridant aucune meuf chaussant du 4, je ne savais pas quoi faire de cette paire de vans. Bang, j'en ai fait des pots à crayon que j'ai collé sur mon wall.

Ma cops Mlle Bulle m'avait elle filé, ou je lui avait bébar, je sais plus, une girlande Mario; j'en ai fait des boutons de rideau, et aussi des pieds de radiateur, si si, mais faut voir le truc de mon futon pour capter mon intention: recréer l'ambiance jeu de plateforme quoi.

Cet hiver j'étais tellement down, que tout y passé, je suis allé jusqu'à pimpé mon verrou avec un mini bonnet.

Et enfin, le truc le plus pimpé qui soit chez moi, c mon bon vieux mac flower, power.

Spécial dédicace à mon père aka papa lucien pour m'avoir aidé cet hiver a refaire my cribs que je me suis donc empressé de pimper. Et aussi pour faire en sorte que je n'ai pas que des flambys dans mon fridge mais des plats de ouf !!!!! Merci papa. Et pour info, pimp my ride aura sa version francaise a la rentrée avec Ramsy. En espérant que le niveau de pimpin soit al !

How to snake it ?

par Schmitto

Yo, nous autres urbains contemporains sommes sur-solicités par toutes sortes de mains tendues. Face à un sdf, un simple “désolé” suffit, mais passé les techniques d’evitement classique du genre “je suis en pleine conversation avec ma messagerie”, que faire face aux queteurs du bitume ? Vlà qq techniques pour snaker avec efficacité.

LE PUSHER DE LA BONNE CAUSE. Agressif comme une caillera foncedé à la 8.6, spécialiste de l'emploi du “tu” qui tue, c’est un adepte du combat de regards. Médecin du monde, Aids, Action contre la fin, rouge / jaune / vert, à chaque fléau sa couleur trop vive. Armé de son bloc-note et de sa bonne cause, il est prêt à tout, à la limite du croche pied, pour te stopper et te faire cracher tes euroz.

Techniques d'evitement selon sa couleur = lui dire que toi aussi ta faim, que ta foiré medecine, que justement tu viens d’apprendre que t’as le dass.

L'ENFANT ROUMAIN. Vlà un professionnel du bitume. Moins bien habillé qu'un footballeur en vacances, il est assis seul devant ta boulangerie, mais bon, il est venu en famille, mate devant la boucherie, ya sa soeur aussi. L'enfant roumain, c'est le vrai mendiant facon médiéval, accroché au bas de ton jean, il te sert du si vs plait patron, ca va chef ? apres l'enfance, il devient handicapé, et te le montre.

Techniques d'evitement = Dite lui qu'en france, on aime pas les roumains. Et encore moins les handicapés. Plus soft faire comme faisait ma maman avec les clochards : donnez lui à manger, un pain au chocolat. Si c'est vraiment un enfant et non pas le résultat d'un trouble de l'ossification, y sera content, sinon, il l'aura dans les dents, en or.

Si jamais vous tombez sur l'enfant roumain gangsta dans le métro, il rape en wagon sur un beat à la Dre, là, sortez votre gun et passer en mode "shoot dans le roumain".

L'ORIGINAL CAILLERA. Ce mec a encore un pantalon de jogging en k-way remonté d'un coté, toi meme tu sais, le lacoste jaune poussin reste un must have, ta vu. Dans le langage des RG, c'est un JV, un jeune violent, de la race de ces sauvageons qui foutent le feu au bus de ta ptite soeur. Pro de la dépouille, pour te taxer, il est capable de te demander si il peut tester les sonneries de ton portable ou essayer une de tes basquettes.

Technique d’evitement = chausser du 33, ne communiquer que par fax, courir vite.

LA FREE PARTEUSE EN MANQUE DE PARTY. Cette meuf a chien, undergroudement parlant, c'est l' ambassadrice d’une révolte trouvée dans un œuf kinder fouré au lsd. Une gentille fille à papa en rupture avec la zone pavillonaire gazonée de maman. Un soir d’abus a la keta, elle a appelé son chien david gueta. C’est pour le nourir qu’elle tend la main.

Technique d'evitement = appeler sa mere, donner des croquettes a la ketamine a son chien, lui dire que la brigade anti-rave est au coin de la rue.

LE VENDEUR DE LA MOUISE. Vlà le baba a boubou joueur de tamtam. Ce mec est un nono anti bobo kiffeur de bouboune. Il porte des nu-pied ethnique avec sangle sur le gros orteille meme en hiver. Pour lui, tout est bon pour te coller son journal en main et te le faire lire, il en lacherai presque la roulée qu’il vient de taxer.

Technique d'evitement = lui dire que tu n'as pas de mains, ne pas avoir de main, lui dire que tu es aveugle, etre aveugle.

ugly tweet

par Schmitto

Chelou chelou, à la base je voulais poster un truc sur le twitter phenomena; à quel point ca me saoul, de l'opéra composé de tweets, au twitteroman éditeur, en passant par la bêtise 2.0 de la twittosphère. Pour illustrer tout ça, je me suis souvenu avoir vu une basket twitter qq part, si si, une vraie horreur. Alors je tape dans google image : sneaker + twitter, et vlà pas qu'en plus de cette vilaine paire, la machine sort au file des pages les models les plus ugly de l'histoire de la basket. L'algorithme de Google est fuct up ou quoi ?

Dur ! Pour revenir a twitter, ce trip de décrire ce que tu fais ds l'instant, si c'était pas un truc de mytho, tout le monde devrait écrire qu'il est en train d'écrire sur Twitter, nan ?

Sur ton tube, ya moult vids hilarante sur le sujet, vla qq liens =

http://www.youtube.com/watch?v=PN2HAroA12w

http://www.youtube.com/watch?v=KHAZt-Exuaw

http://www.youtube.com/watch?v=ALbH63Ali9U

Respect is boring ?

par Schmitto

Mais grave pas, respect still burning ! Bon, j'avoue, ca fait facile 3 ans que je n'y ai pas mis une vans, mais ce soir ya dj sandrinho, le king de la baile funk !!!

Les soirées respect, j'ai grandi avec, mec. Tout a commencé en 96, j'étais alors journaliste junior chez FG, et tous les mercredis c'était soirée respect au queen. C'était pile au moment de l'explosion de la french touch, des premiers albums des Dafts, des Cassuis, de Dimitri from paris, de Air & cie. Qu'ils soient aux platines ou au bar, la french touch était ds le club. Ds mon souvenir, au delà de la danse les bras en l'air jusqu'au matin, Respect c'est avt tout des flyers format carte à jouer que je viens de scanner. Recto/verso. Ca défonce ! !

Le plus dingue, c'est surement celui la, une fausse CB en plastique dur, pour une party dédiée a Bob Sinclar. Euh...Nan rien.

Aux soirées respect, le problème, c'était la fameuse hype. Ca m'a tjs vénère cet état d'esprit tellement éloigné de ma rave culture. Pour vs donner une id de l'ambiance d'alors, vlà mon premier papier pour Technikart, qui je le rappelle aux plus jeunes, n'a jamais été un magazine sur le karting.

Mais bon, les 3 gars à l'origine de Respect aka David Blot, Fred Agostini, Jérome Viger-Kohler, deux journalistes / un organisateur de rave, eux n'étaient pas comme ca, et st allés très loin, jusqu'a la playboy mansion du Hugh Hefner. Respect à respect quoi.

Parce que Respect, c'est une putain de belle story qui dure depuis 13 ans! Mention spéciale pour Agnes Dahan, la photographe des parties, la god-mother de tous les petits photographes de soirées contemporain. En plus des fly, yavait aussi eu un book, ou je m'étais gentiment fait affiché avec mon amour d'alors ds mon occupation favorite : rouler des splifs. Mate bien la G shok que j'ai au poignet; so nineties !