Rayon frais

Kicks

par @FrancoisChe

Enquête : A qui profite le marché noir de la chaussure de sport ?

Enquête : A qui profite le marché noir de la chaussure de sport ?

Certainement pas au consommateur... On dirait une accroche de Bernard de la Villardière. Sauf que derrière, il y a une réflexion sur le fond. Aujourd'hui, une paire de Lebron 10 “What The MVP” coûte en moyenne deux mille dollars sur eBay. Pour la Air Mag, il faut compter 3700 billets verts de plus. La spéculation autour de certains modèles atteint des sommets.

Le temps des Command Force achetées chez Intersport à 1000 balles est révolu, les règles ont changé. Le média US Five Thirty Eight s'est intéressé de près à ce que les Américains surnomment le « secondary market ». En filigrane, ces baskets en série limitée (vendues en boutique aux alentours de 200 dollars pièce) qui terminent sur Internet à des tarifs complètement fous.

Lisa Chow et Alison McCann ont enquêté sur ce phénomène en pleine expansion bien connu de la communauté de sneakerheads. Les camp out (de New York à... Bordeaux) se multiplient aux quatre coins de la planète et une minorité de mecs, pas forcément passionnés, se précipitent pour acheter des baskets rares qu'il vont immédiatement revendre au prix fort, sans effleurer le bitume.
Nike, dont les revenus sont en constante augmentation, ne peut ignorer l'existence de ce marché noir. Et Dans quelle mesure la firme de Phil Knight ou un designer comme Ronnie Fieg contribuent-ils à son développement ? C'est l'une des nombreuses questions à laquelle les deux journalistes tentent de répondre dans ce papier long format, enrichi des interventions d'un spécialiste (Josh Luber), d'un revendeur (Shirod Ince) et de nombreux graphiques. #MustRead, comme on dit...

Pour lire le papier : « You See Sneakers, These Guys See Hundreds Of Millions In Resale Profit »


Infographie illustrant l'enquête.

Texte par François Chevalier