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Lio : « Avec Tekilatex, je vis une deuxième jeunesse »

Du cinéma à la chanson, la colorée et sensuelle Vanda Ribeiro de Vasconcelos alias Lio, revient cette année sur le devant de la scène avec différents projets, dont une collaboration avec Tekilatex. Nous l’avons rencontrée dans un hôtel parisien pour une « mise à nu » agréable entre quatre yeux.

Street Tease : Etes-vous plutôt tête en l’air ou pieds sur terre ?
Lio : Je suis les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. D’ailleurs Lio, c’est une étoile, découverte en 1939 par un astronome français.

Quel est votre talon d’Achille ?
Ma faiblesse la plus totale est le soleil. Pour le soleil, je serai prête à ne rien faire toute ma vie, juste me laisser caresser par lui...

Que faîtes vous la mort dans l’âme ?
Travailler. Je n’aime pas travailler. Je trouve que c’est quelque chose qui avilit. Je suis pour la paresse.

Qu’est ce qui vous fait rire à vous en tenir les côtes ?
Ce qui m’a fait le plus rire dans ma vie jusqu’à présent, ce sont certains mots de mes enfants. La dernière fois, mon fils Diego venait de voir un film, et il est sorti du film en me disant : alors faire l’amour, c’est quand on se couche à côté d’une fille, on peut se coucher sur elle, à l’endroit mais aussi à l’envers (rires). J’ai trouvé qu’il était bien parti dans la vie !

« Je pleure très souvent toutes les larmes de mon corps, et souvent pour rien. »

Quelle musique inonde vos oreilles en ce moment ?
J’écoute en boucle le disque de Pascale Borel, la chanteuse de Mikado. Elle vient de sortir un album que je trouve magnifique, Oserai-je t’aimer. Je le trouve sublime, c’est un chef d’œuvre...

Êtes vous d’accord avec le dicton loin des yeux loin du cœur ?
Non. Loin des yeux, loin du corps, et le corps c’est là où il y a le cœur. Donc grand manque. Pour moi ne pas pouvoir se toucher est une vraie perdition. Il faut que je touche ceux que j’aime. J’ai besoin de cette proximité.

Quelle est la dernière fois où vous avez pleuré ?
Je pleure très souvent toutes les larmes de mon corps, et souvent pour rien. Peut-être parce qu’à 45 ans, le temps passe très vite. J’ai une envie de prendre des choses et d’en donner. De ne pas pouvoir remplir les mesures de l’amour représente une certaine insatisfaction...

Quelle est la dernière chose qui vous a coûté la peau des fesses ?
Ma liberté ! À cause de mon insolence notamment, cela me coûte souvent la peau des fesses !

Qu’est ce qui vous reste en travers de la gorge ?
La boule. Celle qui fait pleurer toutes les larmes de son corps. C’est sans doute pour cela que l’on pleure, pour l’évacuer...

Votre dernière crise de nerfs ?
Je n’en fais plus trop ou alors je les détourne. Ma dernière date d’il y a quelques jours, lorsque j’ai découvert dans mon sac à main une note d’un restaurant brésilien, où j’ai vu que l’on avait bu 42 Caïpirinha avec mes copains !

Qu’est ce qui vous fait tourner de l’œil ?
Le plaisir. Sensuel, d’un bon vin, d’un baiser, d’une nourriture. C’est un signe d’abandon total. C’est s’abandonner à un don. Le plaisir ne nous prendra jamais rien.

Est ce que vous vous sentez bien dans votre peau ?
De plus en plus oui, elle commence à être à ma taille. Avant je nageais un peu dedans, parfois elle me gênait aux entournures. Aujourd’hui elle s’est faîte à mon âme.

Qu’est ce qui vous glace le sang ?
Finalement, assez peu de choses. La trahison peut me glacer le sang. Peut-être parce que cela m’est très étranger, m’étonne et procure une sorte de tétanisation.

Qu’est ce qui vous fait perdre la tête ?
Toi ? L’autre en général, l’autre qu’on aime. Ce qui est drôle c’est que quand on aime, on a la tête qui fonctionne énormément et en même temps on la perd. Je pense que le cerveau est la zone érogène par excellence.

Est ce qu’il vous arrive de baisser les bras ?
Jamais. Je risquerais de le faire deux secondes avant un miracle alors je ne peux pas !

Avez-vous la langue dans votre poche ?
Non, j’ai la langue bien pendue, pas du tout dans ma poche ou alors dans ma poche revolver...

Mettez nous l’eau à la bouche...
La belle histoire de l’année dernière qui se concrétise en ce moment est le duo avec Tekilatex sur la chanson Les matins de Paris. La ressemblance avec Amoureux Solitaires m’a vraiment frappé : cette ambiance de petit jour, de fin de nuit, de solitude que l’on apprivoise et qui existait dans Amoureux Solitaire... C’est la même couleur bleu nuit qui s’éclaircit. Ce duo, c’est un peu comme une deuxième jeunesse. Enfin, au mois d’octobre je serai dans un téléfilm réalisé par Francis Girault sur l’affaire Allègre, où je joue Fanny, la prostituée.

Entretien publié le 5 juillet 2007.

Auteur : Alino
Photos : Droits Réservés