La Ride

par Schmitto

Ride, la ride, et direct on pense à free, au truc des riders, le free ride, la montagne qui vs gagne, les grosses vagues qui vous perdent. Mais nan, là, c la ride des enfants du bitume. Pour ces street riders, même sans board, la ville est un terrain de jeu avec ses obstacles : police / cailleras / riverains... ses cool spots : partie privées à infiltrer / buffets de vernissage à dépouiller / entrées de clubs à snaker... et ses vilaines chutes : bagarres / alcoolémie sur-avancée / vilaines chutes...

Vlà ce que ca donne en tof avec mes potes de "récréation". Cette ride là, c'est le remix contemporain de l'art de la dérive des situationistes, ou comment se perdre ds un environnement urbain familier. Hé wai, la ride, c'était déjà le truc de Guy, Raoul et leurs potos situ; si vous ne com-prenez pas de quoi je parle, demandez à la grande Google ! La ride contemporaine de rue, c'est un truc d'obédience free, libre, une street déambulation le plus souvent alcoolisée; le mobilier urbain devient alors décapsuleur, les épiceries rebeus du coin remplacent les stations métro.

Dans l'histoire musicale du 20ème siecle, l'art de la ride et ses différentes facettes sont sur-représentées. Au jeu du mash-up typique de notre début de 21ème siècle ca pourrait donner : "i got a ticket to ride Natty ride My bicycle On the storms", Beatles, Bob Marley, Queen, Doors, les bigs ont grave ridés !

Dans le rap us, ca ride très sérieusement depuis pas mal de temps, des Ruffs Riders à Nelly et son "Ride wit me", en passant par le gangsta "Let's ride" de The Game, sans oublier le "Riddin dirty" de Chamillionaire. En VF, la ride et ses riders ont bien failli se faire enfermer dans le champ lexical dit "D'jeuns", vous savez ce lexique de 20 mots sur-employés par les mauvais publicitaires pour tenter de convaincre le "jeune". Avec ces vilains marketeux, "riders" se retrouve rangé entre sms et lol; la faute à Gerard Pires, le real d taxis, et son film "Riders", un Point-Break en roller... un gros bad ! Heureusement, à la même époque, les Dax Riders ridaient déjà. Merci à ces easy riders en 16 pouces, ces titi nu-scholl montés sur dax pour avoir fièrement représentés la ride à la française.

Plus récemment, Les Sales Blancs ont défini une ride beaucoup plus humble et proche de nous. Avec l'album "l'école de la ride" fini le trip rock-star. "Rmi rider, assedic rider", ride ride ride, ces rappeurs français sous-influence west coast cainri font la nique au manque de pouvoir d'achat frenchie. Ils rident tranquillement leur RMI entre sandwichs grec, desperados, et converse all stars... Que des trucs pas trop reuch, assedic riders quoi...

A la rentrée, la ride automobile sera menacée avec l'adaptation par MTV france du "pimp my ride" de Xzibit. Alors pas touche à mes rides Ramzy bite.